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THOISSEY

L’église de Thoissey et les toiles de Daniel Sarrabat :

L' Eglise:

L’église de Thoissey est un édifice construit en belle maçonnerie de pierre apparente, dont la façade, tournée vers l’Est est dominée par un clocher à flèche orthogonale.

Située rue de l’hôtel de ville, la première église Sainte-Madeleine était en fait l’ancienne chapelle du château fort de Thoissey, dédiée d’abord à Saint-Sébastien, puis à Sainte-Marie-Madeleine.

Si la date exacte de sa construction reste méconnue, on sait cependant qu’elle fut plusieurs fois rebâtie, notamment en 1611.
En 1691, Messire Girié, prêtre et principal du Collège de Thoissey, obtint de l’archevêque de Lyon que sa chapelle soit érigée en église paroissiale. Il en devint le premier curé et la fit agrandir.

Le choeur, jugé exigu, fut démoli et dès 1699, les Thoisseyens virent s’élever les murs d’un nouveau choeur et de quatre chapelles. L’église, qui servait aussi de chapelle au collège Royal, fut également repavée et restructurée.

Messire Girié décida de décorer l'église, il passa deux commandes au peintre Daniel Sarrabat.

L’église de Thoissey a été récemment rénovée (fin 2007/début 2008), Les travaux permettent de mieux mettre en valeur les tableaux, eux-mêmes restaurés et les richesses architecturales de l’édifice.

église de Thoissey
Peinture de Daniel de Sarrabat

Les toiles de Daniel de Sarrabat:

Daniel Sarrabat est né à Paris dans une famille d'artistes qui l'encouragea à développer ses dons. Il séjourna deux années à la Villa Médicis et obtint le premier prix de Rome en 1688. A son retour en France , il s'installa définitivement à Lyon.
Première commande passée en 1706:

- Marie-Madeleine chez le Pharisien
- Marie-Madeleine aux pieds de Jésus (chez Marthe et Marie)
- Madeleine parlant à Jésus , sous la forme d'un jardinier.

Deuxième commande en 1713:

- le repas chez Simon le lépreux
- la résurrection de Lazare
- Les Saintes Femmes au Sépulcre

Et deux natures mortes : les encensoirs fumants.

L'Apothicairerie de l'Hôpital :

En 1700, un riche marchand drapier, Etienne Pollo, est à l'origine de la fondation de l'hôpital de Thoissey.
En 1701, le Duc du Maine accorde les lettres patentes pour la création de " l'Hôpital de la Charité ".
L'Apothicairerie est construite entre 1731 et 1735.

Les boiseries :

Elles sont l'œuvre de Jean Noblet, maître menuisier à Villefranche qui, avec talent, associe le style Louis XIV et le style Renaissance. Le style Louis XIV apparaît surtout dans la magnifique corniche qui couronne les armoires et sert de cadre à la peinture du plafond. Le style Renaissance se révèle dans l'architecture des buffets à loggias.

Les peintures :

Le plafond peint à l'eau sur une toile de 4,70 m x 3,40 m témoigne de la science accomplie du peintre beaujolais Lughenot. Ce peintre ornemaniste a symbolisé à la fois la pharmacie, la médecine et la souveraineté de Dombes.

Le sujet principal, inscrit dans des octogones concentriques, représente un ciel printanier où évoluent deux angelots : l’un, drapé de rose, porte une couronne de fleurs et brandit trois serpents ; l’autre, drapé de bleu, tient un pot à onguent.
Sur la balustrade, un bouquet de pivoines est déposé sur une cape de fleurdelisée. Un personnage mystérieux, un Maure, traduit le goût des " turqueries " cher au XVIIIème siècle.

Deux tableaux (0,60 m x 0,70 m) peints à l’eau et situés au-dessus des portes représentent, d’une part, le Cardinal Borromée bienfaiteur des pauvres, et d’autre part, Sainte Marthe patronne de l’ordre des religieuses infirmières qui dirigèrent l’hôpital durant deux siècles et demi.

Boirseries et peinture de l'Hapothicairerie de l'hôpital
Faïence de L'Hapothicairerie

Les pots de faïence :
La précieuse collection de faïences qui marie si bien le bleu de cobalt et le blanc de l'émail, illumine le noyer roux de la boiserie.
Le visiteur peut admirer les bouteilles sur piédouches aux panses aplaties et décor persan, les chevrettes qui allient l'élégance et la majesté du cygne, les pots-canons au décor plaisant du goût français et les piluliers qui surprennent par la richesse de leurs ornements.
Tous ces décors, variés à l'infini et faits à main levée, montrent combien est manifeste l'influence de Nevers.

Nouvel éclairage sur l'apothicairerie :

La restauration de l'apothicairerie par les Monuments Historiques (réception des travaux en mars 1997) nous a appris que l'apothicairerie n'était pas à l'emplacement qu'elle occupe aujourd'hui.

L'analyse de la peinture du plafond nous permet de retrouver ses dimensions, à l'origine beaucoup plus réduites. On sait qu'au milieu du XIXème siècle, de grandes transformations de l'Hôtel Dieu ont eu lieu et c'est probablement à cette époque qu'on a déplacé et agrandi l'apothicairerie.

Pour ce faire, les boiseries en fil de ronce de noyer de la première apothicairerie ont été utilisées en y faisant des ajouts que l'on voit très nettement dans la corniche qui sert de cadre à la toile peinte marouflée du plafond.

Conditions de visite :

- Individuels : les samedi de Mars à Octobre à 15H30 (adultes : 3 € ; Enfants : 2 €). Rendez-vous à l'Office de Tourisme

- Groupes : toute l’année sur rendez- vous. 2 € par personne.

Le Réseau des Hôtels-Dieu et Apothicaireries de Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes :

Aujourd'hui rassemblés autour d'une charte d'accueil et de qualité, ces 20 sites constitués en réseau partagent la même volonté d'offrir des prestations de qualité et des visites conviviales.

Le livret "Mystères d'Apothicaires" et disponible à l'Accueil des Offices de Tourisme et Syndicats d'Initiative de Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes.


>> Un site internet verra prochainement le jour!!<<


L’avenue du Port :

Allé des platannes a Thoissey

Au début du XVIIIe siècle, le chemin d’accès au port était souvent impraticable du fait des crues de la Saône : on décida alors de construire une levée.

En avril 1710, les habitants de Thoissey, Saint-Didier et Mogneneins furent convoqués pour aller travailler à sa confection.

Réhaussée en 1845, elle forme maintenant une belle avenue d’environ 900m bordée par 179 platanes plantés vers 1818 par les pépinières BABOUD.

En 1880, une décision du conseil général faillit la priver de ces beaux arbres mais l’indignation de la population et du conseil municipal fit abandonner ce projet malheureux.

Aujourd'hui, les arbres majestueux de cette allée procurent toujours le même sentiment d'immensité à celui qui entre dans Thoissey et l'allée des Platanes est maintenant en cours d'inscription sur la liste du patrimoine naturel afin d'être préservée pour de longues années.

>> C’est la seconde allée de ce type en France!! <<


Le lavoir sur les échudes et la Mairie

Les lavoirs:

On comptait trois lavoirs publics au XIX° siècle sur la rive nord des Echudes, à l’angle de la rue de l’Hôpital, l’un d’eux, surmonté d’un séchoir à peaux avant 1914, était utilisé par les tanneurs.

La mairie:

C’est celui qui reste actuellement.

Au début du XIXe siècle, la mairie occupait un appartement dans le collège jusqu’à ce que celui-ci, retrouvant son activité, ait besoin de tous ses locaux
.
En 1810, le conseil municipal décida alors d’acquérir la chapelle des Pénitents située au centre de la ville et entreprit de construire à la place un bâtiment qui comprendrait une Grenette spacieuse, un hôtel de ville, une justice de paix et une maison d’arrêt.

Composé de trois corps, c’est un bâtiment à étage, fait en pierre de taille et en briques dont le corps central, légèrement en retrait porte au sommet une fausse lucarne avec l’inscription "hôtel de ville".

Au-dessus de la porte d’entrée figure un blason sculpté aux armes de la ville et à sa gauche une petite niche a été creusée pour recevoir une statue de singe en acier, don de la ville belge d’Obourg jumelée avec Thoissey. Les deux ailes à toiture en pavillon sont percées chacune de deux grands portails métalliques encadrés de pierres qui ouvraient sur la Grenette.

Au premier, trois fenêtres en triplet sont séparées par des colonnes et des petits frontons rectangulaires portent l’inscription "RF".

La façade a été restaurée et transformée en 1994 et l’intérieur a été aménagé pour accueillir la population au rez-de-chaussée.

Autres édifices remarquables :

Quelques édifices privés pour la plupart sont encore visibles à Thoissey, comme le Couvent des Ursulines.

De nombreuses maisons des XVII° et XVIII° s. ont également été conservées. La plupart sont des maisons bourgeoises en pierres.